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Pour introduire cette série de cours audio qu’a entamé notre frère Muhammad al-Maghribî — qu’Allah l’en récompense par le bien — et vous donner un bref aperçu de l’importance qu’accordaient nos Anciens (salafs) à la science de l’exégèse du Coran (‘ilm al-tafsîr), ce que le frère a, naturellement, déjà fait au début du premier cours, je traduirais — par la permission d’Allah — deux paroles de deux grands imâms de la Tradition que sont Ibn ‘Abd al-Barr (m. 368/463) et Shaykh al-Islâm Ahmad ibn Taymiyya (m. 661/728) — qu’Allah leur soir miséricordieux —. L’article sera in shâ Allah mis à jour au fur et à mesure que les cours avanceront.
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« La recherche du savoir constitue des degrés, des étapes et des échelons qu’il ne convient pas de franchir. Quiconque les franchit entièrement, il aura, assurément, outrepassé le sentier des anciens (salafs) — qu’Allah leur soit miséricordieux —. Quand à celui qui les franchira volontairement s’égarera, et celui qui les franchira en faisant un effort d’initiative (mujtahidan) aura fait erreur. La première des sciences, c’est la mémorisation du Livre d’Allah — Puissant et Majestueux est-Il — et sa compréhension, et toute chose qui aide à sa compréhension est obligatoire. Ibn ‘Abd al-Barr, Jâmi’ al-’ilm wa fadlih, t. 2, p. 1129.
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[Ainsi] fut interrogé le Shaykh al-Islâm : quel est le plus méritoire des deux, l’étude du Coran ou la recherche du savoir ?
Il répondit : le savoir qui est obligatoire individuellement (‘aynan) sur l’homme, comme la connaissance de ce qu’Allah ordonna et de ce qu’Allah interdit, prévaut sur ce qui n’est pas obligatoire de la mémorisation du Coran. La quête du premier savoir est obligatoire (wâjib). Quand au second, il est préférable (mustahab), et l’obligation prévaut sur le préférable.
Pour ce qui est de l’étude de la mémorisation du Coran, elle prévaut sur beaucoup de choses que les hommes nomment « science », et qui est soit vain (bâtil) ou soit peu profitable. De même, elle prévaut dans l’instruction d’une personne qui veut apprendre les sciences de la religion qui sont du domaine des fondements (usûl) et des ramifications (furû’). Ce qui est légiféré concernant une telle personne,à ces moments là, c’est qu’elle commence par la mémorisation du Coran, car il est assurément la base des science de la religion. Contrairement à ce que font beaucoup des adeptes de l’innovation parmi les Perses et d’autres, où l’un d’entre eux se préoccupe d’une chose parmi les vertus de la science s’agissant du langage, de la polémique, de la divergence, des ramifications et de l’imitation (taqlîd) dont il n’a pas besoin, ou bien des termes incompris (gharâib al-hadîth) qui ne sont pas établis et dont il ne profite pas, ou des mathématiques par lesquels l’argument ne se fonde pas, et délaisse la mémorisation du Coran qui est plus important que tout cela. Il faut, dans ce genre de question, donner une explication détaillée.
Ce qui est recherché du Coran, c’est la compréhension du sens [de ses versets] et leur mise en pratique. Si ces choses-là ne sont pas l’intention de celui qui le mémorise, alors il ne s’élèvera pas au degré des gens du savoir et de la foi, et Allah — Glorifié est-Il — est plus Savant. » Ibn Taymiyya, M.F t. 23, p.54.
Sûrat al-Fâtiha
Sûrat al-Ikhlâs
Sûrat al-Falaq
Sûrat al-Nâs
Sûrat al-Kawthar
Sûrat al-Fîl
Sûrat al-Quraysh
Qu’Allah Le Très-Haut récompense grandement notre frère par le bien, âmîn.
17 décembre 2010 at 4:46
assalam ‘alaykum,
barakaLlahou fikoum pour ces audios, ce cheykh est une perle, qu’Allah le preserve.
28 novembre 2011 at 6:47
Assalam alaykum
Je ne me lasse pas d’écouter plusieurs ces audios… A quand la suite ?
28 novembre 2011 at 6:54
Wa ‘alaykum as-salam,
De nouveaux cours en rapport avec les sciences du Coran ont débuté par le frère Muhammad al-Maghribî : Al-itqân fî ‘ulûm al-Qur`ân de l’imâm Jalâl al-Dîn al-Suyûtî. Veuillez transmettre le message autour de vous, bârakAllahu fîkum.
6 décembre 2011 at 10:41
Excellente nouvelle, mais j’aurai vraiment aimé la suite des cours sur les perles d’éloquence…